Qu’est-ce que l’économie durable ?

une plante verte dans une main pour l’économie durable

Portée par deux piliers, le développement durable et l’innovation, l’économie durable diffère grandement du système économique capitaliste libéral que nous connaissons depuis toujours. En effet, à la différence du système économique classique qui n’est cadré que par l’offre et la demande, elle prend en compte des critères sociaux et environnementaux. Ceci dans l’objectif de répondre au mieux aux exigences actuelles tout en permettant aux générations futures de répondre à leurs propres besoins. Dans les faits, l’économie durable s’inscrit dans une perspective de long terme et se traduit par des exigences liées à l’écologie et au fonctionnement de la société. Tour d’horizon.

L’économie durable en détail

Alors que la course à la productivité fait aujourd’hui partie des plus grands fléaux pour la planète, la course à la consommation ajoute, elle aussi, son lot de répercussions négatives. En effet, nous achetons désormais énormément de biens et services que nous gardons de moins en moins longtemps. Or, leur fabrication nécessite souvent l’exploitation de matières premières et de ressources non renouvelables. Ajoutez à cela les déchets générés qui ne sont pas tous recyclables et qui se retrouvent que l’on veuille ou non dans la nature. Pollution, déchets, gaspillage, épuisement des ressources… Consommation et production s’entraînent ainsi l’une l’autre pour laisser des traces indélébiles sur l’environnement.

Pour sortir de ce cercle et surtout changer radicalement le modèle industrielle classique, l’économie durable se pose désormais comme la solution la plus efficace et pérenne. Dans les faits, l’économie durable a pour objectif de garantir le bien-être général et le bien-vivre de l’être humain en répondant aux besoins physiologiques primaires et essentiels. Cela, tout en réduisant le plus possible l’empreinte écologique de l’économie. Cela grâce à une utilisation plus réfléchie des ressources naturelles en fonction de la biocapacité mais aussi en s’appuyant sur des dimensions économiques, sociales et culturelles.

L’objectif de l’économie durable est également de renforcer la compétitivité et la rentabilité de tous les secteurs. Notamment en réduisant leur dépendance aux fluctuations de prix des énergies ou matière importées.

Dans cette démarche, les entreprises comme les particuliers doivent prendre en compte leurs impacts environnementaux à l’échelle mondiale et à long terme. Pour les particuliers investisseurs, ils doivent en plus intégrer les futurs défis sociétaux dans leurs investissements. Et cela à toutes les étapes du processus.

Par ailleurs, l’économie durable s’est également donné pour mission de concilier le développement durable et l’innovation pour un meilleur équilibre. Je vous invite également à parcourir le rapport du GIEC pour comprendre l’urgence de la situation écologique actuelle : lien ici

Le développement durable

Le lien entre économie et développement durable permet de différencier de manière précise ce qui distingue l’économie durable de l’économie capitaliste. Mais qu’est-ce que le développement durable exactement et quel est son rôle ?  Parfois un peu flou, le développement durable se présente comme une approche qui permet de concilier le développement économique, le respect de l’environnement ainsi que de ses richesses et l’équité sociale.

L’idée du développement durable c’est ainsi de repenser la relation qu’entretiennent les hommes entre eux et avec la nature. Dans cette optique, l’enjeu du développement durable est non seulement de répondre de manière efficace aux besoins essentiels et immédiats des populations, mais aussi de produire de la richesse économique. Cela sans mettre en péril les ressources des générations à venir, mais pas que. Par ailleurs, le développement durable doit aussi permettre de réduire les inégalités entre les habitants de la planète.

Concrètement, le développement durable va se reposer sur 3 points clés :

  • le maintien de l’intégrité de l’environnement afin de garantir la santé et la sécurité des communautés humaines tout en préservant les écosystèmes qui entretiennent la vie ;
  • l’équité sociale pour garantir l’épanouissement de tout un chacun, indépendamment du sexe, âge, ethinicité, religion, orientation sexuelle et réussite sociale ;
  • l’efficience économique pour co-créer une économie innovante, prospère et responsable aussi bien sur le plan écologique que sociale.

Si l’on prend le cas du secteur agricole, pour être durable, il doit pouvoir prendre en compte dans une seule et même approche la dimension écologique et sociale. Autrement dit,  l’agriculture durable doit s’attacher à mettre en place des techniques qui n’épuise pas les sols tout en veillant au respect des personnes qui y travaillent et de leurs droits.

Enfin, l’analyse du cycle de vie, l’étude des impacts, l’empreinte écologique et la recyclabilité constituent désormais la pierre angulaire pour mettre en place des modèles économiques durables.

L’innovation durable

A côté du développement durable, l’innovation durable est le second pilier de l’économie durable. De manière générale, l’innovation englobe tous les processus qui permettent de renouveler la demande de besoins et de services. Sa finalité ? Transformer les modèles économiques existants. Par nature, l’innovation va donc s’attacher à perturber et bouleverser un secteur d’activité.

Si l’on prend cette définition, l’innovation durable se présente comme une stratégie d’innovation qui prend en compte les concepts du développement durable. Concrètement, l’innovation durable se différencie de l’innovation traditionnelle non pas pas par son utilité mais son impact. Si l’innovation traditionnelle ne prend en compte que la rentabilité et les objectifs commerciaux à travers les nouvelles découvertes et les recherches, l’innovation durable, elle, entend également l’amélioration au niveau social et environnemental.

Par ailleurs, en s’inscrivant dans différents domaines comme la recherche responsable, l’économie circulaire ou encore l’innovation sociale, l’innovation durable permet de :

  • écoconcevoir des produits ou services en améliorant l’existant ;
  • mettre en place de nouveaux processus respectueux de la planète ;
  • créer de nouveaux modèles qui se basent sur la dimension sociale ou sociétale.

Les différentes types d’économie durable

Il existe différents modèles d’économies durable :

L’économie locale

Afin de ralentir l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables et l’empreinte écologique entre la production et le transport vers le consommateur, un modèle économique plus durable a été imaginé : la consommation durable. Initiée par les collectivités, les associations locales ou même les particuliers, l’économie locale repose sur mode de fonctionnement à l’antipode de la mondialisation.

Concrètement, elle se présente comme un mode de production et de consommation basé sur les modèles de circuits courts. Bien sûr, l’économie locale ne se limite pas à ce seul modèle, elle peut concerner aussi bien les activités économiques émergentes (mutualisation d’achats ou encore les restaurants locavores) que les activités environnementales comme l’agriculture biologique, les activités solidaires ou encore sociales et culturelles.

De manière générale, l’économie locale va faire appel aux entrepreneurs locaux, que ce soit à l’échelle nationale ou régionale dans le but de :

  • mettre à la disposition des habitants et des acteurs locaux un lieu d’échange et d’action commun ;
  • renforcer les liens sociaux entre les habitants, les producteurs ou les entrepreneurs
  • encourager les nouvelles initiatives à l’échelle du territoire ;
  • redynamiser l’économie locale en limitant la délocalisation, en favorisant l’implantation locale des entrepreneurs et stimulant le bassin de l’emploi ;
  • réduire l’impact écologique des entrepreneurs
  • offrir plus de transparence et de traçabilité aux consommateurs.

L’économie collaborative ou l’économie du partage

La démocratisation massive d’internet et des réseaux sociaux a favorisé l’émergence de nouvelles pratiques. Tandis que les consommateurs soucieux de la planète sont désormais de plus en plus exigeants quant  à leur mode de consommation. Ils souhaitent aujourd’hui non seulement profiter de nouveaux modes de consommation qui leur permettent de faire de bonnes affaires, mais qui leur offrent de vrais bénéfices. C’est là que l’économie collaborative entre en jeu.

Regroupant à la fois des plateformes d’échanges de biens et de services entre particuliers ainsi que les plateformes d’offres commerciales, l’économie collaborative permet aux consommateurs d’échanger et partager de manière simple des objets ou des services grâce au numérique et la mise en relation. Location, achat et vente de produits d’occasion, prêt, covoiturage, financement de projets, achat regroupé, covoiturage…l’économie de collaboration que l’on peut également qualifiée d’économie de pair à pair fait désormais partie intégrante de notre quotidien. D’ailleurs, 9 français sur 10 affirment avoir déjà réalisé au moins une fois une pratique de consommation collaborative.

De plus, l’économie collaborative peut fonctionner dans tous les secteurs d’activité :

  • logement  (colocation, échange d’appartements, location entre particuliers, habitat participatif) ;
  • transport  (échange ou revente de billets de transport, location de véhicules entre particuliers, covoiturage, voiture de tourisme, livraison collaborative, VTC…) ;
  • alimentation (AMAP, groupements de consommateurs, restauration…) ;
  • équipement divers : vente ou achat de matériel d’occasion, don, prêt, échange ou location de matériel ou appareil ;
  • habillement (don, troc, revente, achat de vêtements…) ;
  • services d’aide entre particuliers (bricolage, ménage, gardiennage, soins aux animaux…) ;
  • culture et enseignement (soutien scolaire, cours en ligne…)

L’économie circulaire

En France, l’économie linéaire, qui consiste à extraire, fabriquer, consommer et jeter, prédomine. Or, nous le savons, ce modèle économique pèse très lourd sur la planète. Changement climatique, raréfaction des ressources, surproduction de déchets… à ce rythme la planète ne pourra bientôt plus mettre à disposition ce dont nous avons besoin pour vivre. Surtout à l’heure actuelle où la population mondiale augmente et par conséquent la consommation aussi.  Tandis que de l’autre côté nos ressources s’épuisent.

L’économie circulaire se présente ainsi comme une solution pertinente pour sortir de ce schéma. Ce système économique s’attache à optimiser l’efficacité de l’utilisation des ressources et réduire l’empreinte écologique de la production. Cela tout en garantissant le bien-être de tout un chacun grâce à ces nombreux avantages :

  • création d’emploi ;
  • développement d’initiatives locales ;
  • renforcement des liens entre les acteurs à l’échelle territoriale

En clair, l’économie circulaire favorise la transition vers un mode de production et consommation compatible avec la biocapacité.

l’économie durable a pour objectif de garantir le bien-être général et le bien-vivre de l’être humain en répondant aux besoins physiologiques primaires et essentiels - investissementfaq

L’économie durable : L’écoconception

L’écoconception se présente comme l’ensemble des méthodes de production permettant de réduire l’empreinte écologique d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Il s’agit d’un outil de l’économie circulaire qui favorise en même temps la réduction des déchets et l’utilisation des ressources avant l’étape de fabrication. Ceci est rendu possible grâce à l’intégration systématique des aspects environnementaux dès la conception et le développement du produit, service ou système.

Mais, l’écoconception va encore plus en stimulant la  recherche et en donnant un nouveau sens à l’innovation. Ceci en se reposant davantage sur le principe de faire mieux avec moins tout en conservant l’efficacité du produit et en répondant au mieux aux nouvelles attentes des consommateurs finaux.

Dans les faits, une démarche  d’écoconception permet :

  • le développement des produits qui prennent en compte les enjeux écologiques, sociaux et économiques ;
  • la création de variantes optimisées du produit ou du service afin de ne choisir que celles qui ont moins d’impact ;
  • l’analyse des cycles de vie pour l’amélioration et l’optimisation des coûts de production ;
  • l’intégration d’une vision globale et une structure d’entreprise plus adaptée à l’économie durable.

L’économie durable : sociale et solidaire

De son acronyme ESS, l’économie sociale et solidaire regroupe les structures (associations, coopératives, mutuelles ou fondations) qui encouragent l’utilité sociale et la solidarité au travers des performances économiques. Leur objectif ? Répondre aux différents besoins d’intérêt général, créer de l’emploi et développer la cohésion sociale. Dans les faits, le principal objectif de l’économie sociale et solidaire est de remettre de l’humain au cœur de l’économie. Cela, en garantissant au travers de leur produit la qualité de vie des individus tout en répondant aux défis de la société.  L’ESS s’attache ainsi à développer des valeurs de partage, de proximité, d’écoute et de développement durable grâce à la coopération des membres, la solidarité et un mode de gouvernance respectueux de tous les acteurs.

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